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samedi 13 février 2010

Burundi : garantir un processus électoral crédible

Nairobi/Bruxelles, le 12 février 2010 : la sortie du Burundi de sa longue guerre civile ne pourra pas être consolidée que si toutes les forces politiques, y compris le gouvernement, les partis de l´opposition, la société civile et les médias, garantissent la tenue d’élections véritablement démocratiques.

« Burundi : garantir un processus électoral crédible », le nouveau rapport de l'International Crisis Group, analyse la montée des tensions politiques avant la tenue successive des élections communales, présidentielles, législatives et locales entre mai et septembre prochain. Une escalade de violence pourrait ruiner la crédibilité du processus électoral, fragiliser une démocratie toujours fragile et mettre en péril les nombreux acquis du processus de paix.

« Les pratiques de harcèlement et d'intimidation de la part de la police et du mouvement de jeunes du parti au pouvoir représentent une évolution inquiétante qui pourrait facilement déstabiliser le processus électoral tout entier », déclare Thierry Vircoulon, Directeur de projet de Crisis Group pour l’Afrique Centrale.

Après une forte pression internationale sur le parti au pouvoir, un consensus avait été atteint en septembre 2009 sur la mise en place d’une véritable Commission électorale nationale indépendante (CENI) et le cadre législatif et règlementaire entourant les élections. Cependant, sur le terrain, les partis d'opposition ne sont toujours pas en mesure de fonctionner librement. Dans de nombreuses provinces, les administrations locales contrôlées par le parti au pouvoir (le CNDD-FDD), ordonnent à la police de perturber les rassemblements de l'opposition. Des organisations de la société civile et certains médias sont harcelés pour avoir dénoncé les tendances autoritaires du CNDD-FDD, dont le mouvement de jeunesse, une organisation quasi paramilitaire, est d’ors et déjà coupable de violences et d’intimidations. L’autre ancien mouvement rebelle, les FNL, et le parti FRODEBU semblent vouloir répondre à la violence par la violence.

Les partis politiques devraient s'abstenir de toute provocation qui pourrait faire monter les tensions politiques, et stopper la mobilisation de jeunes à des fins de violence ou d'intimidation. Les médias publics doivent permettre à toutes les parties un accès libre et égal à leurs ondes. Les pays de l'initiative régionale sur le Burundi (Ouganda, la Tanzanie et le Rwanda en particulier) devraient déployer une mission de police régionale et un envoyé spécial de la région devrait être nommé pour faciliter la résolution des différents politiques sur la gestion du processus électoral. Enfin, les chefs de parti devraient être avertis qu'ils risquent des sanctions individuelles s'ils truquent les élections, et devront faire face à de possibles poursuites internationales s'ils rendent responsables de crimes graves.

« Les partenaires régionaux et internationaux du Burundi ont besoin de mettre en place de toute urgence des mécanismes politiques et opérationnels efficaces de prévention de la violence électorale », affirme François Grignon, directeur du programme Afrique de Crisis Group. « Les organisations de la société civile quant à elle devraient au plus tôt organiser une coordination nationale pour recenser et documenter les incidents, afin de pouvoir en attribuer clairement la responsabilité ».


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Burundi : garantir un processus électoral crédible

Rapport Afrique Nº155 - 12 février 2010

SYNTHESE ET RECOMMANDATIONS

Le Burundi a fait de grands pas pour tourner la page de la guerre civile, mais la tension politique monte dangereusement à l’approche des élections. Ces tensions pourraient dégénérer violemment dans les prochains mois, ruinant la crédibilité du processus électoral et mettant en péril une démocratie fragile et les nombreux acquis du processus de paix. Après la forte pression internationale exercée sur le parti au pouvoir, un consensus a été atteint sur la création d’une Commission électorale nationale indépendante (CENI) et, en septembre 2009, sur un nouveau code électoral. Les scrutins communaux, présidentiels et législatifs sont programmés entre mai et septembre prochain.

Les partis d’opposition sont déjà victimes de harcèlements et d’intimidation de la part de la police et du mouvement de jeunesse du parti au pouvoir, et semblent vouloir répondre à la violence par la violence. Les institutions régionales ainsi que les autres partenaires du Burundi devraient renforcer les mécanismes de surveillance de la violence électorale, soutenir le déploiement d’une mission de police régionale, et créer une facilitation politique de haut niveau pour aider au règlement des différends. Les dirigeants de tous les partis devraient également être avertis qu’ils risquent des sanctions personnelles s’ils cherchent à truquer les élections, et seront passibles de poursuites internationales s’ils commettent des actes de violence graves.

Bien qu’un cadre électoral approuvé par la majorité de la classe politique soit en place, les partis d’opposition ne peuvent toujours pas opérer librement. Dans plusieurs régions du pays, les administrations locales contrôlées par le Conseil national pour la défense de la démocratie – Forces de défense de la démocratie (CNDD-FDD), actuellement au pouvoir ordonnent à la police d’interrompre les rassemblements des partis d’opposition ainsi que de les empêcher d’ouvrir des bureaux locaux. Dans le même temps, des organisations de la société civile et certains médias sont harcelés pour avoir dénoncé les dérives autoritaires du parti au pouvoir.

L’entraînement physique, les chants guerriers et l’organisation quasi militaire du mouvement de jeunesse du CNDD-FDD font craindre également le retour des violences miliciennes et une campagne d’intimidation à grande échelle. Pour s’opposer à ces tactiques d’intimidation, les autres ex-rebelles, les Forces nationales de libération (FNL) et le Front pour la démocratie au Burundi (FRODEBU), mobilisent également leurs propres groupes de jeunes. La police étant souvent restée passive voire même complice des abus du parti au pouvoir, il est légitime de craindre qu’elle ne se politise plus encore, et devienne semblable au Service national de renseignement (SNR), qui a déjà tenté de déstabiliser l’opposition. En attendant, les principales stratégies électorales des partis d’opposition, à l’exception de celles de quelques nouveaux acteurs, n’offrent pas davantage de vision politique alternative, et se complaisent souvent dans la provocation. La plupart des partis se contentent en effet de critiquer les dirigeants du CNDD-FDD en les accusant de corruption ou de pratiques autoritaires, mais sans rien proposer de crédible.

Étant donné la popularité du président Nkurunziza dans les zones rurales et les avantages financiers et logistiques qui découlent du contrôle des institutions étatiques, il est probable que le CNDD-FDD conserve la présidence de la République. Ce parti pourrait cependant perdre la majorité au parlement et le contrôle des administrations provinciales, se voyant ainsi obligé de former un gouvernement de coalition – scénario que les durs du parti, notamment les chefs militaires, souhaitent vivement éviter. Cette perspective et le harcèlement des partis d’opposition suggèrent que le CNDD-FDD cherche à remporter les élections locales et législatives à tout prix.

S’il n’est guère probable que les tensions actuelles ne provoquent un retour à la guerre civile, les partenaires régionaux et internationaux du Burundi doivent rapidement soutenir des politiques de prévention du risque d’escalade violente. L’escalade de la violence pourrait en effet plonger le pays dans une nouvelle crise politique et mettre en péril une grande partie des récents progrès du processus de paix. Les organisations de la société civile et les média devraient aussi apporter leur soutien à la création de mécanismes efficaces de surveillance des violences électorales et documenter et dénoncer ces incidents. Les pays de l’Initiative régionale sur le Burundi (l’Ouganda, la Tanzanie, et le Rwanda en particulier) devraient, par ailleurs, appuyer leurs efforts pour améliorer la formation et les opérations de la police nationale, en proposant une mission de police régionale. Incorporées dans chaque province au sein des forces burundaises, plusieurs petites équipes, dotées par les donateurs de leurs propres moyens logistiques et de communication, pourraient alors soutenir la préparation de la sécurisation des élections et conseiller et surveiller sa mise en place.

Cette mission de police régionale devrait être dirigée par un commissaire travaillant directement avec le directeur general de la police burundaise, et placé sous l’autorité d’un envoyé spécial de haut niveau mandaté par l’Initiative régionale et l’Union africaine. Le rôle de ce dernier serait d’aider à résoudre les principaux conflits politiques résultant d’in­ci­dents de sécurité graves et les allégations de fraude électorale. L’envoyé spécial coordonnerait aussi l’effort international qui s’est sensiblement affaibli depuis la dissolution du partenariat pour la paix au Burundi et l’expulsion du Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies à la fin de 2009. Un chef d’Etat à la retraite de la région, connaissant bien la politique burundaise et respecté par toutes les parties, serait bien placé pour jouer ce rôle.

RECOMMANDATIONS

Au Gouvernement burundais :

1. Cesser les entraves au fonctionnement des partis politiques en interdisant formellement aux gouverneurs de province, administrateurs communaux et aux forces de police locales :

a) d’empêcher ou de perturber les réunions des partis politiques d’opposition organisées légalement ;

b) de prohiber l’ouverture de bureaux locaux de partis politiques ; et

c) de procéder à des arrestations arbitraires de responsables locaux et partisans de partis politiques d’opposition.

2. Prendre des sanctions à l’encontre des responsables locaux qui continuent de perturber l’activité des partis politiques.

3. Interdire les activités illégales des mouvements de jeunesse des partis politiques et punir les responsables de telles activités.

4. S’abstenir de toute provocation verbale ou autre, et de l’usage de l’intimidation et de la force à l’encontre des partis politiques d’opposition, des médias et de la société civile.

5. Prendre toutes les mesures qui s’imposent contre les personnes, groupes ou organisations impliqués dans le réarmement des milices.

6. Assurer l’accès libre et équitable des partis politiques aux médias publics.

7. Poursuivre les discussions avec les partis politiques d’opposition au sein de la structure nationale nouvellement créée pour le dialogue politique ; ces discussions ont notamment pour but d’atteindre un consensus sur la préparation et le déroulement du processus électoral et de régler rapidement toutes les difficultés liées aux élections.

Aux partis politiques :

8. S’abstenir de toute provocation verbale ou autre qui pourrait mener à une escalade des tensions politiques, y compris l’intimidation de rivaux, les appels à la vengeance ou l’apologie de la haine ethnique.

9. Arrêter de mobiliser les mouvements de jeunesse à des fins d’intimidation ou de violence.

10. S’abstenir de compromettre la neutralité des services de sécurité en instrumentalisant des réseaux de soutien internes.

Aux médias :

11. Accorder le libre accès de leurs antennes et colonnes à tous les partis politiques, de manière équitable, et s’abstenir de faire la propagande déguisée de toute formation ou responsable politique.

A la société civile :

12. Mettre en place un observatoire de la violence politique pour documenter tous les actes de violence liés aux élections, et surveiller particulièrement l’action des mouvements de jeunesse des partis politiques et les groupes de démobilisés affiliés à ceux-ci, ainsi que le comportement des forces de l’ordre.

A l’Initiative régionale sur le Burundi :

13. Organiser, en collaboration avec le gouvernement, le déploiement d’une mission de police régionale composée de petites équipes incorporées à la police burundaise et mandatées pour appuyer la préparation et l’exécution des opérations de sécurisation des élections. Cette mission serait menée par un commissaire de police travaillant directement avec le commandant de la police nationale et placé sous l’autorité d’un envoyé spécial régional de haut niveau.

14. Nommer un envoyé spécial de stature internationale et familier avec la politique burundaise, afin de fournir une facilitation de haut-niveau en cas d’actes violents sérieux ou de différends majeurs liés à la gestion du processus électoral. Celui-ci devra également coordonner les efforts politiques de la communauté internationale auprès des acteurs politiques burundais.

A la communauté internationale :

15. Assurer le déploiement précoce d’une mission internationale d’observation des élections.

16. Fournir le soutien financier opportun et l’expertise technique adéquate à la Commission électorale nationale indépendante (CENI).

17. Prévenir les responsables politiques burundais que ceux qui se rendraient responsables de crimes politiques sérieux seront poursuivis si nécessaire par les juridictions internationales – Cour pénale internationale ou tribunal spécial – et que des sanctions ciblées seront imposées à ceux qui auraient recours à des fraudes massives ou des violences pour remporter les élections.

Nairobi/Bruxelles, 12 février 2010

mercredi 10 février 2010

Actualité burundaise du 10 février 2010

- Intempéries : Une pluie torrentielle mêlée de vents et de grêle a ravagé des maisons et des champs ce 09 février sur la colline Runyonza en commune et province Kirundo. Une trentaine de familles de cette colline sont sans abris et font face à une situation critique. L’administrateur de cette commune, Massoudi SELEMANI, demande aux bienfaiteurs de venir en aide aux sinistrés ; (Bonesha FM, Isanganiro, RPA)

- Politique : Les femmes burundaises ne sont pas représentées dans les institutions comme il le faudrait. C’est le constat de la présidente du réseau des femmes élues locales, Marie Chantal HABONIMANA, qui lance un appel vibrant à toutes les filles et femmes burundaises d’élire et de se faire élire dans les prochaines échéances électorales. C’était au cours d’un atelier de sensibilisation des femmes à élire et à se faire élire qui se tient à Ngozi ; (Rema FM, RPA)

- Transport : 396 véhicules du charroi de l’Etat seront vendus aux enchères dans le cadre de la mise en application de la politique gouvernementale de réduction du charroi de l’Etat afin de réduire les dépenses liées à l’achat du carburant et aux diverses charges de réparation de ceux qui sont abîmés et leur entretien. La déclaration est du ministre des transports, postes et télécommunications, Philippe NJONI. Il indique que seuls les véhicules utilisés par l’administration centrale sont concernés par cette réduction du charroi de l’Etat, le charroi de l’administration décentralisée comme les directions provinciales de l’enseignement, les communes, les parquets et districts sanitaires et autres n’est pas pour le moment concerné. Une étude sur sa réduction va être entamée très prochainement. D’autres véhicules non concernés pour l’instant sont ceux de l’armée et de la police qui feront objet de réduction après les échéances électorales prochaines. Signalons que les premiers véhicules seront rassemblés ce 11 février dans les enceintes de l’OTRACO ; (Rema FM, Isanganiro)

- Justice : Le rapport de la 3ème commission d’enquête sur l’assassinat de Ernest MANIRUMVA, ancien vice président de l’OLUCOME attendu ce 10 février n’est pas sorti. Les informations provenant du parquet général de la République indique que les membres de cette commission sont toujours à l’œuvre n’ayant pas encore épuisé leurs sources. Plus de 300 organisations de la société civile faisant partie prenante à la campagne justice pour Ernest MANIRUMVA avaient sorti ce 09 février une déclaration dans laquelle elles exprimaient leur satisfaction quant au travail de la 3ème commission d’enquête car selon ces associations, elle a poursuivi les enquêtes auprès d’un certain nombre de personnes présumées coupables ou possédant une quelconque information ou pistes d’information pouvant éclairer les enquêtes et faire avancer le dossier. Ces organisations dans leur déclaration ont exhorté la commission à ne pas céder à la pression et aux tentatives de manipulation. Elles ont réaffirmé leur engagement à collaborer avec les enquêteurs ou tout service habileté intéressé par le dossier. Elles affirment qu’elles resteront mobilisées jusqu’au châtiment des coupables. (Rema FM, RPA)
RPA (93.7 FM)

- Politique :

1. La Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) ne publiera pas les résultats de l’enregistrement au rôle d’électeur avant le 12 février 2010. C’est ce qu’a annoncé le président de cette Commission au lendemain de la clôture de l’enrôlement électoral dans tout le pays. Selon Pierre Claver NDAYICARIYE, les résultats seront disponibles ce 12 février dans l’après-midi. Au début de ces activités, près de 4.5 millions d’électeurs étaient attendus pour se faire inscrire. Les derniers chiffres produits par la CENI ce 8 février soir faisaient état de 3 228 000 électeurs déjà inscrits ;
2. Des irrégularités dans l’enrôlement électoral sont signalées dans la province Gitega. Certains jeunes n’ayant pas encore l’âge requis pour participer aux élections ont été enregistrés dans la commune Bukirasazi. Pour le moment, trois parmi eux ont été identifiés. Le vice-président de la Commission Electorale Provinciale Indépendante (CEPI) à Gitega, PORISI Alphonse, indique qu’ils seront automatiquement rayés des listes des électeurs. Le chef de colline Ruvumu, Pasteur NYAKIMWE, qui a livré les cartes nationales d’identité à ces jeunes risques des sanctions sévères selon les responsables de la CEPI ;
3. Seules quatre des onze communes de la province Gitega avaient déjà transmis les effectifs des personnes enregistrées au rôle d’électeur selon la CEPI Gitega. Cela est dû au problème de connexion téléphonique ce 09 février dans les communes du Sud de la province Gitega (Bukirasazi, Buraza, Makebuko, Itaba et Ryansoro) ;
4. Emile NIRAGIRA, membre du parti CNDD-FDD, de la sous colline de Rwankore de la colline Ruramba en commune Kayokwe (Province Mwaro) fait le tour des ménages pour enregistrer le numéro d’inscription figurant sur les récépissés donnés aux électeurs enrôlés. Le mobile n’est pas encore connu mais le président de la CEPI Mwaro , Nestor GIRUKWISHAKA, indique qu’il a saisi la police judiciaire et l’administration de la commune Kayokwe pour interpeller ce citoyen. Les membres des partis politiques autres que le CNDD-FDD estiment que cette opération viserait une intimidation aux non membres de ce parti ;
5. La province de Bururi enregistre 284 504 personnes au rôle d’électeur mais il manque encore les chiffres de six collines des communes Mugamba, Burambi et Bururi. Le président de la CEPI Bururi , Adrien NDIKURIYO, indique qu’il est satisfait de ces résultats ;

- Sécurité routière : Un motard qui venait du côté de Bwiza a été tué ce 10 février dans un accident de roulage sur la jonction Boulevard de l’Indépendance et Boulevard de l’UPRONA, à quelques mètres de la présidence de la République. La victime a percuté une voiture qui descendait le Boulevard de l’UPRONA. La police a pris un grand retard pour arriver sur le lieu de l’accident ce qui a irrité nombreuses personnes. Les chauffeurs déplorent le manque de panneaux de signalisation dans la ville de Bujumbura.
Isanganiro (87.9 FM)

- Politique : Les personnes qui perdront leurs récépissés donnés lors de l’enregistrement au rôle d’électeur pourront en avoir d’autres s’ils se rendent sur leurs lieux d’inscription. C’est ce qu’a indiqué Prosper NTAHORWAMIYE, chargé de la communication à la CENI. Il ajoute que les travaux d’inscription au rôle d’électeur ont été clôturés ce 09 février à travers tout le pays mais pour les burundais de la diaspora, les inscriptions vont continuer ;

- Gouvernance : La COSOME a dernièrement demandé au président de la République de résoudre les problèmes qui résident au sein de l’armée et de la police, deux institutions qui assureront la sécurité des élections. Le porte-parole du président de la République , Léonidas HATUNGIMANA, a demandé à la COSOME ce 09 février de lui écrire une correspondance. Le porte-parole de la COSOME , Mohamed NIBARUTA, indique que la COSOME n’a jamais dit qu’il y a des problèmes au sein de l’armée et de la police. Mohamed NIBARUTA précise plutôt qu’ils ont dit qu’il y a des hiérarchies militaires capables de résoudre des problèmes qui seraient au sein de l’armée et si jamais cette hiérarchie est incapable de résoudre les problèmes, le président de la République pourrait intervenir ;

- Escroquerie : Richard NZOKIZWANIMANA, journaliste à la radio Isanganiro, a été victime d’escroquerie des gens qui se faisaient pour des prêtres de la paroisse Murayi accidentés. La société U-COM devenue « Leo » tranquillise ses clients. Hermès NIRAGIRA, chargé des opérations commerciales à « Leo », indique que si les victimes de cette escroquerie appellent dans les meilleurs délais, ils peuvent recouvrir ces unités ;

- Droits de l’homme : Le président de l’association pour la promotion des droits de l’homme et des prisonniers (APRODH), Pierre Claver MBONIMPA, indique que cette association est en train de tout faire pour enregistrer à l’Etat-civil 21 enfants dont l’âge varie entre un jour et cinq ans qui sont nés à la prison centrale de Mpimba ;

- Education : Les programmes scolaires au niveau de l’enseignement primaire et secondaire sont vieux d’entre 20 et 34 ans. Selon Antime MIVUBA qui a mené des études dans le domaine de l’éducation, le renouvellement de ces programmes ne devrait pas tarder pour permettre à l’enseignement du Burundi d’évoluer. Il ajoute que ses réformes devraient intervenir tous les cinq ans.
Radio Nationale (92.9 FM)


- Travail : Grogne chez les fonctionnaires de l’Etat qui attendent impatiemment les salaires du mois de janvier 2010. Ils affirment qu’ils font face à des multiples problèmes comme le manque de moyens pour vivre, de payer le loyer et des difficultés pour se déplacer. Le porte-parole du ministère des finances, Donatien BWABO, explique que ce retard est dû à la mise en application du nouveau statut des fonctionnaires de la part du ministère de la fonction publique et non un problème de trésorerie ;

- Sécurité : Les militaires burundais de la mission de maintien de la paix en Somalie ne peuvent pas perdre le moral car ils sont habitués à ce genre de chose. C’est ce qu’a indiqué Colonel Gaspard BARAKUZA, le porte-parole de la force de défense nationale, au moment où 60 soldats du gouvernement somalien ont rejoint le rang d’El Shebab.
Bonesha FM (96. 8 FM)


- Politique : Pacifique NININAHAZWE, délégué général du FORSC dément formellement les informations publiées par le journal électronique « Abarundi.org », l’impliquant dans le plan de déstabilisation des institutions. Selon ce journal, Pacifique NININAHAZWE était aux Etats –Unis deux jours avant l’arrestation des militaires présumés putschistes pour sensibiliser la diaspora burundaise vivant aux Etats-Unis à coopérer avec les putschistes. A révélé qu’il est en mission de travail aux Etats-Unis et qu’il est nullement impliqué dans cette affaire ;

- Politique : L’enrôlement des électeurs qui s’est clôturé ce 09 février a été entaché de beaucoup d’irrégularités selon le parti FNL. Le porte-parole de ce parti, Jean Bosco HAVYARIMANA évoque notamment l’enrôlement des étrangers et des enfants de moins de 18 ans Il dénonce également le fait qu’il y a eu des personnes qui se sont fait enregistrer plusieurs fois. Ce parti demande à la CENI d’être vigilante pendant les élections pour qu’il n’y est pas de tricheries. Pancrace CIMPAYE, porte-parole du parti Frodebu affirme que le travail d’enrôlement des électeurs a été caractérisé par beaucoup d’irrégularités. Il espère que la CENI tiendra une réunion avec tous les acteurs politiques pour faire le point sur ce qui a été observé durant cette opération ;

-Sécurité :

1. Quatre personnes d’une même famille de la colline Gisikara, commune Itaba, (Province de Gitega) ont été tuées la nuit de ce 09 février dans une attaque à la grenade. Un suspect a été arrêté et deux autres personnes soupçonnées dans cette attaque sont toujours recherchées. Selon la police, ce meurtre serait lié aux conflits fonciers ;

2. La situation sécuritaire n’est pas bonne dans la commune urbaine de Cibitoke. Beaucoup de coups de feu ont été entendus dans la nuit de ce 09 février dans le quartier Mutakura sur la 12ème avenue. Un policer a été blessé par balle lors des échanges de tirs entre un groupe de bandits armés et la police. La population demande que la sécurité soit renforcée ;

3. Deux grenades ont été découvertes devant la permanence du parti MSD de la province de Bubanza. Le représentant de ce parti dans cette province parle d’intimidation. La police affirme avoir entamé les enquêtes pour identifier les malfaiteurs ;

- Agriculture : Le programme de reconversion de vieux palmiers se trouve à la croisée des chemins. Le personnel de l’office de l’huile de palme de Rumonge accuse le fonds Stabex d’être à la base de ce disfonctionnement. Cela a été dit dans une réunion tenue ce 09 février par une délégation de la 2ème vice présidence de la République avec le personnel de l’OHP et les représentants du Stabex.
Rema FM (88.6 FM)



- Education : Après que les enseignants du collège communal de Rorero, en commune Bisoro, province Mwaro aient entamé un mouvement de grève ce 09 février accusant le directeur de cette école de malversations, ce dernier réfute en bloque toutes ces accusations. Néanmoins, Aloys BARAZINGIZA, chef du personnel dans les écoles primaires et secondaires en province Mwaro estime que ce directeur avait un problème de constituer les organes de concertation au sein de cette école comme prévu par la loi. Il précise que le conseil de direction a été mise en place et que les professeurs qui représentent les professeurs dans le comité des parents ont été désignés. Notons que après la mise en place de ces organes, les enseignants ont regagné le travail ;

- Santé : Certaines personnes de la commune Rugombo préfèrent aller se faire soigner au centre de santé de Rukana. Elles accusent les infirmiers du centre de santé de Rugombo de ne pas donner des médicaments comme il faut. Le directeur du district sanitaire de Rugombo, Gabriel NKERABIRORI, affirme que le centre de santé de Rugombo fonctionne comme d’habitude et que les malades sont accueillis sans problèmes ;

- Sécurité : Plusieurs litres de boissons alcoolisées « Umudiringi » ont été saisies ce 10 février à Kiyange et Samariro de la commune urbaine de Buterere. Des sources policières indiquent que cette boisson prohibée était contenue dans six fûts en plastiques et de grosses bouteilles. Un fusil a été entre la 12ème et la 3 avenue de la commune urbaine de Cibitoke. Le propriétaire de cette arme est en cavale selon la police.

mardi 9 février 2010

Le récidiviste administrateur de BUYENZI mérite une suspension par mesure d'ordre

Des partis politiques n'ont cessé de dénoncer les différentes manoeuvres de tricherie et truquage du processus électoral en cours faites par l'administration CNDD-FDD, le parti au pouvoir. Distribution irrégulière des cartes nationales d'identité aux personnes dont l'âge n'est pas requis, à des étrangers, restriction à l'obtention de cette carte à des partisans de l'opposition, telles sont quelques unes des accusations portées contre le parti au pouvoir, et auxquelles le ministère de l'Intérieur ne réagit que par un rejet catégorique, au moment où même la CENI affiche une attitude en quelque sorte embarrassante. Elle a osé déclarer qu'elle n'était pas concernée par la distribution de la carte nationale d'identité, alors qu'elle constitue une pièce maîtresse à la participation citoyenne aux différents scrutins en vue. La main dans le sac, l'administrateur communale de BUYENZI (en Mairie de BUJUMBURA), M. Kabano Idi Radjabu a été à plus d'une fois attrapé en flagrant délit. La population l'accusait, mais il falait produire des preuves tangibles. L'implication des médias dans la vérification des fautes lui imputées reste primordiale qu'en 2005, quand la communauté tant nationale qu'internationale suivaient à la minute par la voie des ondes, le déroulement du scrutin ayant marqué l'on l'imagine la fin des temps des putschs militaires. La télevision privée « Télévision Renaissance » a surpris l'administrateur en train de remplir avec l'aide des personnes étrangères aux services de la commune, des cartes nationales d'identité dont les destinataires étaient jusque là inconnus. Au lieu d'éclairer l'opinion sur ce fait, il n'a fait qu'engueler les journalistes. Quelques jours après la visite improvisée de la Télevision Renaissance au bureau de la commune de BUYENZI, des mineurs portant des identités attribuées et signées par le même administrateur, ont été identifiés à un bureau d'enregistrement des électeurs dans la commune urbaine de CIBITOKE. En ces deux derniers jours, le même administratif a débarqué au lieu d'inscription sis à la 14 ème avenue du quartier 7 en commune de BUYENZI pour exiger aux agents recenseurs, d'inscrire des personnes qu'il amenait lui-même dans sa camionette de service. Les agents,le chef du quartie ont eu le courage de refuser l'ordre leur intimé par l'administrateur, parce que ces personnes là ne résident pas dans ledit secteur. Ces derniers ont par la suite déclaré, qu'il les avaient ramassés dans la commune urbaine de BUTERERE. Des pareilles cas de flagrance et de récidive, visant à torpiller le processus électoral, et qui sont punisables par le nouveau code électoral, l'administrateur KABANO devait d'orès et déjà être suspendu de ses fonctions par mesure d'ordre, en attendant qu'il soit jugé selon la loi. L'indifférence et le silence manifestes qui caractérisent ses supérieurs hiérarchiques: le maire de la ville de BUJUMBURA, le ministre de l'Intérieur, et même le chef de l'Etat qui ne cesse de promettre au peuple burundais, des élections apaisantes, transparentes et démocratiques, ne font que confirmer le fondement des plaintes de l'opposition. L'administrateur Kabano Idi Radjabu dira toujours qu'il ne faisait qu'exécuter et respecter les ordres et les consignes émanant d'en-haut, ne cherchant qu'à se maintenir coûte que coûte à la même place.

Source: Burundibwiza.com

Source vidéo: Télévision Renaissance
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